Blog sur la littérature et les voyages par Marc Bordier - critiques de livres, romans et autres oeuvres littéraires.
dimanche 4 mars 2012
La complainte de Mandrin
Parmi les sorties cinéma des derniers mois, j'ai repéré Les Chants de Mandrin de Rabah Ameur-Zaïmeche. Ce film retrace la naissance de la complainte de Mandrin, poème qui narre les aventures du plus célèbre contrebandier de l'histoire de France. Au XVIIIème siècle, Mandrin s'est opposé aux fermiers généraux, ces agents privés chargés de la collecte des impôts indirects pour le compte du roi. A la mort de son frère Pierre (pendu pour faux-monnayage), il prend la tête d'une armée de contrebandiers constituée de paysans et de soldats déserteurs et mène entre 1754 et 1755 une série de campagnes contre les collecteurs d'impôts à travers le Dauphiné, l'Auvergne, la Bourgogne et la Franche-Comté, s'attirant au passage la sympathie de la population. Finalement capturé en mai 1755, il sera jugé, condamné à mort et exécuté par le supplice de la roue. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller voir le film de Rabah Ameur-Zaïmeche (si cela vous intéresse, vous pouvez consulter sa fiche sur Allociné ici ou regarder sa bande-annonce ci-dessous), mais j'en ai bien l'intention car le poème fait partie de mes favoris. Construite sur un leitmotiv incantatoire ("vous m'entendez ?") et une interpellation de l'auditeur, la complainte de Mandrin a fait naître la légende du bandit héros, et elle continue de la faire vivre aujourd'hui.
Nous étions vingt ou trente Brigands dans une bande, Tous habillés de blanc A la mode des, vous m'entendez, Tous habillés de blanc A la mode des marchands.
La première volerie Que je fis dans ma vie, C'est d'avoir goupillé La bourse d'un, vous m'entendez, C'est d'avoir goupillé La bourse d'un curé.
J'entrai dedans sa chambre, Mon Dieu, qu'elle était grande, J'y trouvai mille écus, Je mis la main, vous m'entendez, J'y trouvai mille écus, Je mis la main dessus.
J'entrai dedans une autre Mon Dieu, qu'elle était haute, De robes et de manteaux J'en chargeai trois, vous m'entendez, De robes et de manteaux J'en chargeai trois chariots.
Je les portai pour vendre A la foire de Hollande J'les vendis bon marché Ils m'avaient rien, vous m'entendez, J'les vendis bon marché Ils m'avaient rien coûté.
Ces messieurs de Grenoble Avec leurs longues robes Et leurs bonnets carrés M'eurent bientôt, vous m'entendez, Et leurs bonnets carrés M'eurent bientôt jugé.
Ils m'ont jugé à pendre, Que c'est dur à entendre A pendre et étrangler Sur la place du, vous m'entendez, à pendre et étrangler Sur la place du marché.
Monté sur la potence Je regardai la France Je vis mes compagnons A l'ombre d'un, vous m'entendez, Je vis mes compagnons A l'ombre d'un buisson.
Compagnons de misère Allez dire à ma mère Qu'elle ne m'reverra plus J' suis un enfant, vous m'entendez, Qu'elle ne m'reverra plus J'suis un enfant perdu.
Bienvenue sur mon blog ! Mon projet est simple : raconter et partager ici mes goûts littéraires et impressions de voyage. J’y parle des derniers livres que j’ai lus, des textes et auteurs que j’admire, de l’actualité littéraire, mais aussi des lieux que j’ai visités et des gens que j’ai rencontrés.
Agé de 36 ans, je suis passionné de littérature. Mes goûts sont assez éclectiques, et j'apprécie aussi bien les classiques français et étrangers que les oeuvres plus contemporaines, sans oublier bien sûr la poésie et le théâtre.
All Quiet on the Western Front
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It’s been quiet around this here blog … too quiet! The reason is because
almost all of my free time has been spent on writing for the last couple of
months...
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